Château de Roussan****

Hôtel et Restaurant à Saint Rémy de Provence

Les personnages célèbres

Nostradamus (1503-1566)

Michel de Nostredame naît à Saint-Rémy de Provence le 14 décembre 1503  dans une famille d’origine hébraïque, convertie au catholicisme, de marchands et d’hommes de loi. Il grandit dans un environnement empreint de science et d’humanisme qui imprégnera fortement son évolution. Après une jeunesse studieuse passée à Saint-Rémy, il poursuit  ses études à Avignon, puis à la faculté de médecine de Montpellier, où il sera surnommé «Nostradamus» (en latin : «nous donnons ce qui est notre»).

Ce grand médecin de la Renaissance, érudit, humaniste, curieux des découvertes géographiques et scientifiques et des idées nouvelles est passionné par l’étude des philosophes grecs, latins, égyptiens et araméens. Après avoir lutté contre la peste  à Marseille et à Aix, rencontré Erasme et Scaliger, s’être intéressé à de nombreuses théories scientifiques, il devint conseiller et astrologue de Catherine de Médicis. Il fait de nombreux voyages puis s’installe (1547) et fonde une famille à Salon de Crau où il réside jusqu’à sa mort. Il est surtout connu pour les prédictions qu’il fit de son vivant, et pour ses «Centuries», prophéties jugées mystérieuses qui excitent toujours la curiosité de nombre de nos contemporains.

Vincent Van Gogh

Le célèbre peintre est arrivé le 8 mai 1889 à Saint-Rémy de Provence, en provenance d’Arles, pour être «interné», à sa demande, à l’Asile Saint-Paul de Mausole. Fasciné par la qualité de la lumière et l’ardente beauté des paysages qu’il découvre à Saint-Rémy, très inspiré, heureux et soulagé de trouver enfin une ambiance sereine et compréhensive auprès des religieuses et du personnel qui l’accueillent, il réalisera près de 150 peintures et de nombreux dessins en l’espace d’un an.

Cette période saint-rémoise est considérée comme majeure dans l’œuvre de Vincent van Gogh. Il quittera Saint-Rémy le 16 mai 1890 pour Auvers sur Oise, où il disparaîtra un peu plus de deux mois plus tard, le 29 juillet 1890.

Albert Gleizes

Artiste de renommée internationale installé à Saint Rémy de 1939 jusqu'à sa mort en 1953, avait fondé au domaine des Méjades une petite colonie d’artistes et d’artisans qui ont participé au rayonnement de son  oeuvre. Théoricien du cubisme avec Jean Metzinger, son oeuvre est maintenant présente dans les plus grands musées du monde.

Mario Prassinos

Né en 1916, dans une famille grecque de Constantinople  laquelle émigre en France dans les années 1920. Il évolue depuis toujours dans un milieu artistique et littéraire et s’installe à Eygalières en 1951 ou il mourra en 1985. Son travail très singulier utilise entre autres, des techniques de dripping  ou aspersion. La donation assure la conservation et l’exposition de cette collection déposée dans la chapelle Notre Dame de Pitié. La suite des onze peintures du «Supplice» constitue le décor permanent de la chapelle.

C’est aussi un lieu vivant  de réflexion qui met en perspective des expositions d’art contemporain dans le cadre de confrontations avec les œuvres de Mario Prassinos. 

Joseph Roumanille (1818-1891) 

Il est né à Saint-Rémy où il passe son enfance dans le quartier des Jardins. Poète et journaliste, il est avec Frédéric Mistral, l’un des sept jeunes gens qui, le 21 mai 1854, fondent le Félibrige (du mot felibre : scribe, savant), dans le but de sauver la langue provençale. Ils envisagent la mise en œuvre du grand dictionnaire provençal-français, et éditent la revue L’Armana Provençau. 

Libraire et éditeur, il est un acteur essentiel du développement de la culture provençale, il publie une anthologie des œuvres des divers auteurs provençaux sous le titre Li Prouvençalo (Les Provençales). Une statue le représentant a été érigée place J. Roumanille à Saint-Rémy en 1954 à l’occasion des fêtes du centenaire du Félibrige.

Marie Gasquet  (1872-1960)

Née à Saint-Rémy, fille du poète provençal Marius Girard, rayonnante de beauté et de culture, elle fut désignée reine du Félibrige en 1892. Directrice de collection chez Flammarion à Paris, elle fut aussi une romancière appréciée. Le plus célèbre de ses romans est sans doute "Une enfance provençale". Elle a mené une existence brillante dans les milieux littéraires français, conférencière passionnante, ses romans sont actuellement redécouverts par les jeunes générations.

Charles Mauron(1899-1966)

Né à Saint-Rémy de Provence Charles Mauron, inventeur de l’analyse littéraire par la psychocritique, fut tour à tour scientifique et littéraire, écrivain et critique, poète et philosophe, utilisant aussi bien l’anglais que le français ou le provençal. Héritier d’une longue tradition républicaine, il fut maire de Saint Rémy de 1945 à 1959 et conseiller général de 1945 à 1949. Il laissa le souvenir d’un homme de dialogue, respectueux de la dignité humaine.

Marie Mauron (1896 -1986)

Née à Saint-Rémy de Provence où elle vivra toute sa vie, Marie Mauron, née Marie-Antoinette Roumanille, a laissé une œuvre d’une grande sensibilité poétique. Elle raconte avec beaucoup de tendresse la vie des paysans de Provence. De nombreux artistes fréquentant la région se retrouvent avec plaisir autour de sa table au «Mas d’Angirany» comme Aragon, E. Charles-Roux, André Chamson, Gérard Philipe, Jean Cocteau, le musicien Pablo Casals, le Graveur Louis Jou, les peintres Seyssaud, Chabaud, Serra, Baltus. Son œuvre est prolifique, on la surnomme «la Colette provençale», elle écrit plus de cent ouvrages, et reçoit de nombreux prix : Prix de l’Académie avec «Mes Grandes heures de Provence», Prix Frédéric Mistral pour «Charloun Rieu», prix Sully-Olivier de Serres pour «La transhumance».

Charles Gounod (1818-1893)

Grand musicien auteur de nombreux opéras et de musique religieuse, Charles Gounod découvre le poème «Mirèio» de Frédéric Mistral d’après lequel il décide d’écrire un opéra. Après avoir contacté Mistral qui s’enthousiasme pour le projet il s’installe en mars 1863 à l’Hostellerie Ville Verte (actuel hôtel Gounod) à Saint-Rémy pour se plonger dans l’atmosphère de sa création. Il gardera un souvenir inoubliable de son séjour de deux mois, de ses rencontres et des paysages des Alpilles. La musique de l’opéra «Mireille» fut interprétée en avant-première à Saint-Rémy à l’hôtel d’Almeran (5 rue Carnot) à l’époque siège d’un orphéon.


Angelot Je ne compte que les heures sereines